Déchiffrer 2027

État et fonction publique, Gabriel Attal

Effectifs et rémunération des fonctionnaires : Supprimer 100 000 postes dans l'État et les collectivités

Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Nombre d'agents publics, valeur du point d'indice, statut de la fonction publique et recours aux contractuels. Règle de sens : ↑ effectifs ou rémunérations plus élevés.

Propos rapportés par Site de campagne, compte rendu de l'entretien au Parisien : Il annonce un plan de départs volontaires combiné au non-remplacement d'une partie des fonctionnaires partant à la retraite, fixant un objectif de 100 000 postes supprimés dans l'État et les collectivités.1

Propos de Gabriel Attal rapportés par Site de campagne, compte rendu de l'entretien au Parisien, 3 juillet 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Encodage

ParamètreLoi actuelleProposéDate d’effet ou horizon
Agents publics en plus (ou en moins, valeur négative)0 agents-100 000 agentshorizon du chiffrage, 2032

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

+6,1 Md€

par an sur le solde public, économie, fourchette de +2,8 à +6,1 Md€.

Le calcul

  • Agents publics en plus (ou en moins, valeur négative) : (-100 000 − 0) ÷ 10 000 = -10 fois « 10 000 agents publics : 0,61 Md€ au coût moyen (362,1 Md€ / 5,9 millions d'agents), 0,28 Md€ pour des agents territoriaux (Cour des comptes) », à 0,61 Md€ (0,28 à 0,61) de coût chacune.

Chiffrage partiel. Chiffré : l'économie de 100 000 postes en moins, au coût moyen d'un agent public (bas de la fourchette au coût d'un agent territorial). Non chiffrée : la prime de départ volontaire qui accompagne le plan (entretien au JDD, 1er août 2026), coût ponctuel sans montant.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Point d'indice gelé à 4,9228 € par mois depuis le 1er juillet 2023. Environ 5,9 millions d'agents publics. Masse salariale des administrations publiques : 362,1 Md€ en 2024, cotisations employeurs comprises (21,7 % des dépenses publiques). La Cour des comptes (septembre 2026) recommande de sous-indexer le point et de réduire de 140 000 les effectifs territoriaux d'ici 2032.

Horizon. année pleine 2032, Md€/an

Limites. Coût d'un point en année pleine, ensemble de la fonction publique (Sénat, avis sur le PLF 2026) : 3,5 % au 1er juillet 2022 = 7,6 Md€, soit 2,17 Md€ par point (borne basse) ; 1,5 % au 1er juillet 2023 = 3,4 Md€, soit 2,27 Md€ par point (valeur centrale, euros 2023, dernier coût constaté). Borne haute, 2,5 : hypothèse de croissance de la masse salariale d'ici 2032, non sourcée ; repère de la Cour des comptes (note de septembre 2026, tableau n° 4) : une indexation complète du point sur 1,75 % d'inflation par an de 2026 à 2032 coûterait 26,6 Md€ en 2032, soit 2,1 à 2,4 Md€ par point selon le nombre de revalorisations compté (calcul). La même note chiffre la sous-indexation : 25 % → 6,7 Md€, 50 % → 13,3, 75 % → 20,0, 100 % → 26,6 Md€ d'économie en 2032. La CGT avance un coût net de 1,2 à 1,4 Md€ après retour en cotisations et impôt : ce chiffrage n'est pas statique au sens de la méthode. Second barème à publier pour les effectifs : environ 0,61 Md€ pour 10 000 agents en moyenne (362,1 Md€ / 5,9 M), et 0,28 Md€ pour 10 000 agents territoriaux d'après la Cour (3,9 Md€ / 140 000).

  • Sénat, « L'essentiel » sur le PLF 2026, programme « Fonction publique » de la mission « Transformation et fonctions publiques » (page 2), 2025-11-25 : « Face à la crise inflationniste née du conflit en Ukraine, le Gouvernement a mis en œuvre, au 1er juillet 2022, une première revalorisation de 3,5 % du point d’indice[6], dont le coût est évalué à 7,6 milliards d’euros en année pleine pour l’ensemble de la fonction publique, puis une deuxième revalorisation de 1,5 % à compter du 1er juillet 2023, pour un coût de 3,4 milliards d’euros en année pleine. »
  • Cour des comptes, note structurelle « La masse salariale », 21 septembre 2026 (pages 7, 28 et 32 du PDF), 2026-09-21 : « la masse salariale brute des administrations publiques, soit 362,1 Md€ ou 21,7 % des dépenses publiques totales en 2024, a progressé de 89,5 Md€ depuis 2012. […] Stabiliser puis rapprocher progressivement d’ici 2032 les effectifs des collectivités territoriales le plus possible de leur niveau de 2014 (soit une diminution de 140 000 agents), notamment au sein du « bloc communal » […] permettrait la réalisation d’une économie maximale de 3,9 Md€. […] Tableau n° 4 : impact budgétaire en 2032 de plusieurs scénarii d’indexation de la valeur du point d’indice / Taux de sous-indexation Économie en 2032 / 25 % 6,7 Md€ / 50 % 13,3 Md€ / 75 % 20,0 Md€ / 100 % 26,6 Md€ »
  1. Site de campagne, compte rendu de l'entretien au Parisien, 3 juillet 2026. Propos de Gabriel Attal rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Site de campagne, compte rendu de l'entretien au Parisien).

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