État et fonction publique, Bruno Retailleau
Effectifs et rémunération des fonctionnaires : 400 000 agents partant à la retraite non remplacés, pour 25 Md€ d'économie
Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Nombre d'agents publics, valeur du point d'indice, statut de la fonction publique et recours aux contractuels. Règle de sens : ↑ effectifs ou rémunérations plus élevés.
Propos rapportés par Public Sénat, plan d'économies de près de 200 milliards : Le candidat s’engage sur le non-remplacement à la retraite de 400 000 agents publics (sur les 5,9 millions que compte le pays), pour une économie de 25 milliards d’euros.1
Propos de Bruno Retailleau rapportés par Public Sénat, plan d'économies de près de 200 milliards, 12 octobre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
* Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
+25 Md€
par an. « pour une économie de 25 milliards d’euros » (Public Sénat, plan du 12 octobre 2026 ; non-remplacement « d'ici 2032 » de 400 000 fonctionnaires partis à la retraite selon LCP). Le projet en ligne (thème « L'IA ») n'en détaille que 125 000, liés à l'IA, « sans aucun licenciement ».
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
400 000 agents en moins d'ici 2032 : hors du domaine du paramètre des effectifs publics, qui vaut jusqu'à 150 000 agents (chiffrage de la Cour des comptes pour 140 000) et n'est jamais extrapolé. Le candidat annonce 25 Md€ d'économie, soit environ 0,63 Md€ pour 10 000 agents, proche du coût moyen retenu par le barème (0,61 Md€).
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Point d'indice gelé à 4,9228 € par mois depuis le 1er juillet 2023. Environ 5,9 millions d'agents publics. Masse salariale des administrations publiques : 362,1 Md€ en 2024, cotisations employeurs comprises (21,7 % des dépenses publiques). La Cour des comptes (septembre 2026) recommande de sous-indexer le point et de réduire de 140 000 les effectifs territoriaux d'ici 2032.
Horizon. année pleine 2032, Md€/an
Limites. Coût d'un point en année pleine, ensemble de la fonction publique (Sénat, avis sur le PLF 2026) : 3,5 % au 1er juillet 2022 = 7,6 Md€, soit 2,17 Md€ par point (borne basse) ; 1,5 % au 1er juillet 2023 = 3,4 Md€, soit 2,27 Md€ par point (valeur centrale, euros 2023, dernier coût constaté). Borne haute, 2,5 : hypothèse de croissance de la masse salariale d'ici 2032, non sourcée ; repère de la Cour des comptes (note de septembre 2026, tableau n° 4) : une indexation complète du point sur 1,75 % d'inflation par an de 2026 à 2032 coûterait 26,6 Md€ en 2032, soit 2,1 à 2,4 Md€ par point selon le nombre de revalorisations compté (calcul). La même note chiffre la sous-indexation : 25 % → 6,7 Md€, 50 % → 13,3, 75 % → 20,0, 100 % → 26,6 Md€ d'économie en 2032. La CGT avance un coût net de 1,2 à 1,4 Md€ après retour en cotisations et impôt : ce chiffrage n'est pas statique au sens de la méthode. Second barème à publier pour les effectifs : environ 0,61 Md€ pour 10 000 agents en moyenne (362,1 Md€ / 5,9 M), et 0,28 Md€ pour 10 000 agents territoriaux d'après la Cour (3,9 Md€ / 140 000).
- Sénat, « L'essentiel » sur le PLF 2026, programme « Fonction publique » de la mission « Transformation et fonctions publiques » (page 2), 2025-11-25 : « Face à la crise inflationniste née du conflit en Ukraine, le Gouvernement a mis en œuvre, au 1er juillet 2022, une première revalorisation de 3,5 % du point d’indice[6], dont le coût est évalué à 7,6 milliards d’euros en année pleine pour l’ensemble de la fonction publique, puis une deuxième revalorisation de 1,5 % à compter du 1er juillet 2023, pour un coût de 3,4 milliards d’euros en année pleine. »
- Cour des comptes, note structurelle « La masse salariale », 21 septembre 2026 (pages 7, 28 et 32 du PDF), 2026-09-21 : « la masse salariale brute des administrations publiques, soit 362,1 Md€ ou 21,7 % des dépenses publiques totales en 2024, a progressé de 89,5 Md€ depuis 2012. […] Stabiliser puis rapprocher progressivement d’ici 2032 les effectifs des collectivités territoriales le plus possible de leur niveau de 2014 (soit une diminution de 140 000 agents), notamment au sein du « bloc communal » […] permettrait la réalisation d’une économie maximale de 3,9 Md€. […] Tableau n° 4 : impact budgétaire en 2032 de plusieurs scénarii d’indexation de la valeur du point d’indice / Taux de sous-indexation Économie en 2032 / 25 % 6,7 Md€ / 50 % 13,3 Md€ / 75 % 20,0 Md€ / 100 % 26,6 Md€ »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Bruno Retailleau
- Public Sénat, plan d'économies de près de 200 milliards, 12 octobre 2026. Propos de Bruno Retailleau rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Public Sénat, plan d'économies de près de 200 milliards).
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