État et fonction publique, Fabien Roussel
Effectifs et rémunération des fonctionnaires : Point d'indice des fonctionnaires revalorisé de 30 %, immédiatement
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Nombre d'agents publics, valeur du point d'indice, statut de la fonction publique et recours aux contractuels. Règle de sens : ↑ effectifs ou rémunérations plus élevés.
« Nous demandons la revalorisation immédiate de 30 % du point d'indice des fonctionnaires, de tous les fonctionnaires, des collectivités, de l'État et des services hospitaliers. Avec les compensations qu'il faut pour nos hôpitaux et pour nos collectivités. »1
Propos de Fabien Roussel, pcf.fr, « Université d'été 2026 - Discours de Fabien Roussel » (Toulouse), 26 août 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.
Encodage
| Paramètre | Loi actuelle | Proposé | Date d’effet ou horizon |
|---|---|---|---|
| Hausse de la valeur du point d'indice (trois versants) | 0 % | 30 % | horizon du chiffrage, 2032 |
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
−68 Md€
par an sur le solde public, dépense nouvelle, fourchette de −75 à −65 Md€.
Le calcul
- Hausse de la valeur du point d'indice (trois versants) : (30 − 0) ÷ 1 = 30 fois « +1 % de valeur du point d'indice (trois versants) », à 2,27 Md€ (2,17 à 2,5) de coût chacune.
Chiffre du candidat (26 août 2026) ; le communiqué du PCF du 18 septembre 2026 demande de « revaloriser immédiatement de 10% le point d’indice » (22,7 Md€ au même barème). Le paramètre n'a pas de borne au barème : le coût d'un point (2,27 Md€, revalorisations de 2022 et 2023) est appliqué trente fois. Ce coût suit la masse des traitements indiciaires, d'où une application linéaire, mais aucune source lue ne chiffre une hausse de cette ampleur. Les « compensations » aux hôpitaux et aux collectivités déplacent la charge vers l'État sans changer le total, compté sur les trois versants. Le chiffrage du SMIC à 1 700 € net compte aussi la hausse des bas salaires publics : les deux montants se recoupent en partie, sans que le recoupement soit retranché.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Point d'indice gelé à 4,9228 € par mois depuis le 1er juillet 2023. Environ 5,9 millions d'agents publics. Masse salariale des administrations publiques : 362,1 Md€ en 2024, cotisations employeurs comprises (21,7 % des dépenses publiques). La Cour des comptes (septembre 2026) recommande de sous-indexer le point et de réduire de 140 000 les effectifs territoriaux d'ici 2032.
Horizon. année pleine 2032, Md€/an
Limites. Coût d'un point en année pleine, ensemble de la fonction publique (Sénat, avis sur le PLF 2026) : 3,5 % au 1er juillet 2022 = 7,6 Md€, soit 2,17 Md€ par point (borne basse) ; 1,5 % au 1er juillet 2023 = 3,4 Md€, soit 2,27 Md€ par point (valeur centrale, euros 2023, dernier coût constaté). Borne haute, 2,5 : hypothèse de croissance de la masse salariale d'ici 2032, non sourcée ; repère de la Cour des comptes (note de septembre 2026, tableau n° 4) : une indexation complète du point sur 1,75 % d'inflation par an de 2026 à 2032 coûterait 26,6 Md€ en 2032, soit 2,1 à 2,4 Md€ par point selon le nombre de revalorisations compté (calcul). La même note chiffre la sous-indexation : 25 % → 6,7 Md€, 50 % → 13,3, 75 % → 20,0, 100 % → 26,6 Md€ d'économie en 2032. La CGT avance un coût net de 1,2 à 1,4 Md€ après retour en cotisations et impôt : ce chiffrage n'est pas statique au sens de la méthode. Second barème à publier pour les effectifs : environ 0,61 Md€ pour 10 000 agents en moyenne (362,1 Md€ / 5,9 M), et 0,28 Md€ pour 10 000 agents territoriaux d'après la Cour (3,9 Md€ / 140 000).
- Sénat, « L'essentiel » sur le PLF 2026, programme « Fonction publique » de la mission « Transformation et fonctions publiques » (page 2), 2025-11-25 : « Face à la crise inflationniste née du conflit en Ukraine, le Gouvernement a mis en œuvre, au 1er juillet 2022, une première revalorisation de 3,5 % du point d’indice[6], dont le coût est évalué à 7,6 milliards d’euros en année pleine pour l’ensemble de la fonction publique, puis une deuxième revalorisation de 1,5 % à compter du 1er juillet 2023, pour un coût de 3,4 milliards d’euros en année pleine. »
- Cour des comptes, note structurelle « La masse salariale », 21 septembre 2026 (pages 7, 28 et 32 du PDF), 2026-09-21 : « la masse salariale brute des administrations publiques, soit 362,1 Md€ ou 21,7 % des dépenses publiques totales en 2024, a progressé de 89,5 Md€ depuis 2012. […] Stabiliser puis rapprocher progressivement d’ici 2032 les effectifs des collectivités territoriales le plus possible de leur niveau de 2014 (soit une diminution de 140 000 agents), notamment au sein du « bloc communal » […] permettrait la réalisation d’une économie maximale de 3,9 Md€. […] Tableau n° 4 : impact budgétaire en 2032 de plusieurs scénarii d’indexation de la valeur du point d’indice / Taux de sous-indexation Économie en 2032 / 25 % 6,7 Md€ / 50 % 13,3 Md€ / 75 % 20,0 Md€ / 100 % 26,6 Md€ »
- pcf.fr, « Université d'été 2026 - Discours de Fabien Roussel » (Toulouse), 26 août 2026. Propos de Fabien Roussel. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (pcf.fr, « Université d'été 2026 - Discours de Fabien Roussel » (Toulouse)).
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