Déchiffrer 2027

État et fonction publique, Marine Le Pen

Effectifs et rémunération des fonctionnaires : Au moins 200 000 postes en moins en cinq ans (collectivités, agences)

Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Nombre d'agents publics, valeur du point d'indice, statut de la fonction publique et recours aux contractuels. Règle de sens : ↑ effectifs ou rémunérations plus élevés.

Propos rapportés par Sud Radio / AFP, conférence de presse budgétaire du RN : Seraient aussi visées la contribution au budget européen, la politique de la ville, les associations, l'aide au développement, sans oublier le "millefeuille administratif" des collectivités locales, agences "et autres organismes parasites" qui verraient leurs effectifs réduits d'au moins 200.000 postes en cinq ans, a précisé Jean-Philippe Tanguy.1

Propos de Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, rapportés par Sud Radio / AFP, conférence de presse budgétaire du RN, 6 octobre 2026. Propos d’un proche du candidat : ne l’engage pas formellement.

Lien avec la candidature : Il détaille le programme budgétaire de Marine Le Pen à ses côtés, lors de la conférence de presse du 6 octobre 2026.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Au moins 200 000 postes en moins, au-delà du domaine du barème (150 000), sans répartition entre collectivités, agences et État : non chiffré.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Point d'indice gelé à 4,9228 € par mois depuis le 1er juillet 2023. Environ 5,9 millions d'agents publics. Masse salariale des administrations publiques : 362,1 Md€ en 2024, cotisations employeurs comprises (21,7 % des dépenses publiques). La Cour des comptes (septembre 2026) recommande de sous-indexer le point et de réduire de 140 000 les effectifs territoriaux d'ici 2032.

Horizon. année pleine 2032, Md€/an

Limites. Coût d'un point en année pleine, ensemble de la fonction publique (Sénat, avis sur le PLF 2026) : 3,5 % au 1er juillet 2022 = 7,6 Md€, soit 2,17 Md€ par point (borne basse) ; 1,5 % au 1er juillet 2023 = 3,4 Md€, soit 2,27 Md€ par point (valeur centrale, euros 2023, dernier coût constaté). Borne haute, 2,5 : hypothèse de croissance de la masse salariale d'ici 2032, non sourcée ; repère de la Cour des comptes (note de septembre 2026, tableau n° 4) : une indexation complète du point sur 1,75 % d'inflation par an de 2026 à 2032 coûterait 26,6 Md€ en 2032, soit 2,1 à 2,4 Md€ par point selon le nombre de revalorisations compté (calcul). La même note chiffre la sous-indexation : 25 % → 6,7 Md€, 50 % → 13,3, 75 % → 20,0, 100 % → 26,6 Md€ d'économie en 2032. La CGT avance un coût net de 1,2 à 1,4 Md€ après retour en cotisations et impôt : ce chiffrage n'est pas statique au sens de la méthode. Second barème à publier pour les effectifs : environ 0,61 Md€ pour 10 000 agents en moyenne (362,1 Md€ / 5,9 M), et 0,28 Md€ pour 10 000 agents territoriaux d'après la Cour (3,9 Md€ / 140 000).

  • Sénat, « L'essentiel » sur le PLF 2026, programme « Fonction publique » de la mission « Transformation et fonctions publiques » (page 2), 2025-11-25 : « Face à la crise inflationniste née du conflit en Ukraine, le Gouvernement a mis en œuvre, au 1er juillet 2022, une première revalorisation de 3,5 % du point d’indice[6], dont le coût est évalué à 7,6 milliards d’euros en année pleine pour l’ensemble de la fonction publique, puis une deuxième revalorisation de 1,5 % à compter du 1er juillet 2023, pour un coût de 3,4 milliards d’euros en année pleine. »
  • Cour des comptes, note structurelle « La masse salariale », 21 septembre 2026 (pages 7, 28 et 32 du PDF), 2026-09-21 : « la masse salariale brute des administrations publiques, soit 362,1 Md€ ou 21,7 % des dépenses publiques totales en 2024, a progressé de 89,5 Md€ depuis 2012. […] Stabiliser puis rapprocher progressivement d’ici 2032 les effectifs des collectivités territoriales le plus possible de leur niveau de 2014 (soit une diminution de 140 000 agents), notamment au sein du « bloc communal » […] permettrait la réalisation d’une économie maximale de 3,9 Md€. […] Tableau n° 4 : impact budgétaire en 2032 de plusieurs scénarii d’indexation de la valeur du point d’indice / Taux de sous-indexation Économie en 2032 / 25 % 6,7 Md€ / 50 % 13,3 Md€ / 75 % 20,0 Md€ / 100 % 26,6 Md€ »
  1. Sud Radio / AFP, conférence de presse budgétaire du RN, 6 octobre 2026. Propos de Jean-Philippe Tanguy rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Propos d’un proche du candidat : ne l’engage pas formellement. Lire la source (Sud Radio / AFP, conférence de presse budgétaire du RN).

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