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Impôt sur le revenu et CSG, Marine Le Pen

Prélèvement forfaitaire sur le capital (flat tax) : Prélèvement forfaitaire unique (flat tax) ramené de 31,4 % à 30 %

Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Taux unique appliqué aux dividendes, intérêts et plus-values mobilières, impôt et prélèvements sociaux compris : maintien, hausse ou retour au barème. Règle de sens : ↑ prélèvement plus lourd sur les revenus du capital.

« Néanmoins, dans un premier temps, un effort sera demandé aux plus favorisés. Si nous baisserons le montant actuel de la flat tax pour le ramener à 30 % et ainsi rétablir la confiance des investisseurs, nous remplaçons, comme je l'ai toujours indiqué, l'IFI par un impôt sur la fortune financière. »1

Propos de Marine Le Pen, Chaîne YouTube officielle de Marine Le Pen, « La trajectoire financière de mon quinquennat », conférence de presse (vidéo, transcription de la rédaction), 6 octobre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 18 octobre 2026.

Encodage

ParamètreLoi actuelleProposéDate d’effet ou horizon
Part impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique12,8 %11,4 %* (hors du domaine mesuré par la source : extrapolation linéaire) (hypothèse de la rédaction, voir le chiffrage)Année pleine, en euros 2025 ; à indexer pour 2032

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−0,6 Md€* (hors du domaine mesuré par la source : extrapolation linéaire)

par an pour les comptes publics, baisse de recettes, fourchette de −0,6 à −0,5 Md€.

* Hors du domaine mesuré par la source : extrapolation linéaire (domaine mesuré : 12,8 % seulement).

Le calcul

  • Part impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique : (11,4 − 12,8) ÷ 1 = -1,4 fois « 1 point de hausse de la part IR du PFU (12,8 % vers 13,8 %), statique (dérivé : 5,3 Md€ / 12,8) », à 0,41 Md€ (0,35 à 0,41) de gain chacune. Valeur proposée hors du domaine mesuré par la source : extrapolation linéaire (domaine mesuré : 12,8 % seulement). Coefficient calculé par la rédaction à partir du rendement au taux en vigueur (12,8 %) : toute autre valeur est une extrapolation linéaire, marquée comme telle.

Hypothèse de la rédaction. La candidate ramène « à 30 % » le prélèvement forfaitaire unique, qui vaut 31,4 % depuis la LFSS 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, dont la CSG portée de 9,2 à 10,6 % sur la plupart des revenus mobiliers), sans dire quelle part baisse. Lecture retenue, la même que pour Raphaël Glucksmann : baisse de 1,4 point portée par la part d'impôt sur le revenu (12,8 → 11,4 %), chiffrée avec le coefficient de cette part (0,41 Md€ par point au centre, calcul de la rédaction) ; un retour de la CSG de ces revenus à 9,2 % porterait sur une assiette voisine. Aucun montant annoncé.

Coefficient calculé par la rédaction à partir de Sénat, rapport général n° 108 (2017-2018) sur le PLF 2018, tome II, examen de l'article 11 (prélèvement forfaitaire unique) : la position est marquée hypothèse de la rédaction.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % depuis la LFSS 2026 : 12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG portée à 10,6 % pour la plupart des valeurs mobilières). Il était de 30 % (12,8 + 17,2) de 2018 à 2025. L'option pour le barème reste ouverte. Produit 2025 : 5,3 Md€ d'IR sur revenus et plus-values mobilières ; 18,5 Md€ de CSG et CRDS sur les revenus du capital ; 14,4 Md€ d'autres contributions sociales.

Horizon. Année pleine, en euros 2025 ; à indexer pour 2032.

Limites. Les revenus du capital sont très sensibles à la fiscalité : les dividendes ont bondi après 2018. Le chiffrage statique surestime donc le gain d'une hausse ; les effets de comportement sont présentés à part. Le coût de 1,9 Md€ du PFU en 2019 (1,3 Md€ en 2018) est le chiffrage du Gouvernement, à comportement constant, rapporté par le Sénat (rapport général sur le PLF 2018) ; le même rapport cite des estimations d'économistes d'« une dizaine de milliards » en régime de croisière, non statiques et non comptées. Borne haute : l'Institut Montaigne (2022) chiffre le retour au barème de l'impôt sur le revenu à 2,1 à 2,3 Md€ « à assiette constante » (coût ex ante du PFU de 1,6 à 1,8 Md€, actualisé avec la croissance des revenus du capital de 2018 à 2022, en euros 2022), et à 1,5 Md€ avec les effets de comportement (non compté). Les calculs par point divisent le produit par le taux, sans microsimulation.

Lire ces montants. Ce sont des coûts et des recettes statiques, sans effet de retour, en année pleine : rien sur la croissance, l’emploi ni les recettes que l’activité ferait gagner ou perdre. Un coût net plus élevé ne fait pas à lui seul une moins bonne politique, ni une économie nette une meilleure : chaque programme repose sur un modèle économique (relance par la demande, baisse des prélèvements, consolidation des comptes…) que le barème ne tranche pas. Le PIB lui-même mesure un volume d’activité, pas le bien-être ni l’utilité de ce qui est produit. Modèles économiques et effets de retour.

  1. Chaîne YouTube officielle de Marine Le Pen, « La trajectoire financière de mon quinquennat », conférence de presse (vidéo, transcription de la rédaction), 6 octobre 2026. Propos de Marine Le Pen. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Chaîne YouTube officielle de Marine Le Pen, « La trajectoire financière de mon quinquennat », conférence de presse (vidéo, transcription de la rédaction)).

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