Impôt sur le revenu et CSG, Marine Tondelier
Prélèvement forfaitaire sur le capital (flat tax) : CSG sur le capital et prélèvement forfaitaire relevés de 3 points
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Taux unique appliqué aux dividendes, intérêts et plus-values mobilières, impôt et prélèvements sociaux compris : maintien, hausse ou retour au barème. Règle de sens : ↑ prélèvement plus lourd sur les revenus du capital.
« Augmenter le taux de CSG sur les revenus du capital de 3 points avec le maintien des exonérations pour les livrets A et Développement Durable. Augmenter la flat tax (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 3 points. »1
Encodage
| Paramètre | Loi actuelle | Programme | Date d’effet ou horizon |
|---|---|---|---|
| Part impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique | 12,8 % | 15,8 % (hypothèse de la rédaction, voir le chiffrage) | horizon du chiffrage, 2032 |
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
Le programme ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
+1,2 Md€
par an sur le solde public, recette nouvelle, fourchette de +1,1 à +1,2 Md€.
Le calcul
- Part impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique : (15,8 − 12,8) ÷ 1 = 3 fois « 1 point de hausse de la part IR du PFU (12,8 % vers 13,8 %), statique (dérivé : 5,3 Md€ / 12,8) », à 0,41 Md€ (0,35 à 0,41) de gain chacune.
Hypothèse de la rédaction. Chiffrage partiel. Lecture retenue : une seule hausse de 3 points, la hausse de la CSG du capital relevant d'autant le prélèvement forfaitaire (dont la CSG fait partie) ; on ne compte pas deux hausses. Les 3 points sont chiffrés sur l'assiette du prélèvement forfaitaire avec le coefficient de sa part impôt (0,41 Md€ par point, même assiette). La hausse de CSG sur les autres revenus du capital (revenus fonciers, assurance-vie, plus-values immobilières) n'est pas chiffrée : une position ne porte qu'un paramètre, et le barème donne environ 2 Md€ par point de CSG sur l'ensemble des revenus du capital, prélèvement forfaitaire compris.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % depuis la LFSS 2026 : 12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG portée à 10,6 % pour la plupart des valeurs mobilières). Il était de 30 % (12,8 + 17,2) de 2018 à 2025. L'option pour le barème reste ouverte. Produit 2025 : 5,3 Md€ d'IR sur revenus et plus-values mobilières ; 18,5 Md€ de CSG et CRDS sur les revenus du capital ; 14,4 Md€ d'autres contributions sociales.
Horizon. Année pleine, en euros 2025 ; à indexer pour 2032.
Limites. Les revenus du capital sont très sensibles à la fiscalité : les dividendes ont bondi après 2018. Le chiffrage statique surestime donc le gain d'une hausse ; les effets de comportement sont à donner à part. Le coût de 1,9 Md€ du PFU en 2019 (1,3 Md€ en 2018) est le chiffrage du Gouvernement, à comportement constant, rapporté par le Sénat (rapport général sur le PLF 2018) ; le même rapport cite des estimations d'économistes d'« une dizaine de milliards » en régime de croisière, non statiques et non comptées. Borne haute : l'Institut Montaigne (2022) chiffre le retour au barème de l'impôt sur le revenu à 2,1 à 2,3 Md€ « à assiette constante » (coût ex ante du PFU de 1,6 à 1,8 Md€, actualisé avec la croissance des revenus du capital de 2018 à 2022, en euros 2022), et à 1,5 Md€ avec les effets de comportement (non compté). Les calculs par point divisent le produit par le taux, sans microsimulation.
- Sénat, rapport général n° 108 (2017-2018) sur le PLF 2018, tome II, examen de l'article 11 (prélèvement forfaitaire unique), 2017-11-23 : « Cela conduira à augmenter le coût de la réforme pour les finances publiques : en effet, le coût des réformes est toujours évalué par le Gouvernement à comportement constant. Le chiffre de 1,3 milliard d'euros en 2018 et de 1,9 milliard d'euros en 2019 ne prend donc pas en compte l'impact de l'optimisation fiscale. »
- Institut Montaigne, Présidentielle 2022, « Supprimer la flat tax et imposer les revenus du capital comme ceux du travail » (Jean-Luc Mélenchon), copie d'archive du 13 mai 2022, 2022-04 : « Gain entre 2,1 Md€ et 2,3 Md€ (à assiette constante) ; 1,5 Md€ en prenant en compte les effets de comportement sur le versement de revenus mobiliers. […] La mise en place du PFU en 2018 représente un coût de 1,8 Md€ pour l’État en rythme de croisière (1). »
- Fipeco, Les impôts sur le patrimoine des ménages, 2026 : « de 5,3 Md€ pour le prélèvement sur les revenus et plus-values mobilières au titre de l'impôt sur le revenu et de 14,4 Md€ pour les contributions sociales hors CSG et CRDS ... En 2026, le taux des contributions sociales passe à 18,6 %, et le taux global du PFU à 31,4 % »
- Fipeco, L'impôt sur le revenu et la CSG, 2026-06-01 : « Revenus du capital 18 [Md€ de CSG en 2025] »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Marine Tondelier
- Pour une prospérité écologique, programme des Écologistes, p. 68. Ouvrir le document à cette page.
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