Déchiffrer 2027

Impôt sur le revenu et CSG, Fabien Roussel

Prélèvement forfaitaire sur le capital (flat tax) : Cotisations sociales sur les revenus financiers et les dividendes

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Taux unique appliqué aux dividendes, intérêts et plus-values mobilières, impôt et prélèvements sociaux compris : maintien, hausse ou retour au barème. Règle de sens : ↑ prélèvement plus lourd sur les revenus du capital.

« Oui, nous mettrons des cotisations sur les revenus financiers et sur les dividendes pour financer la Sécurité sociale et notre système de retraite par répartition. »1

Propos de Fabien Roussel, pcf.fr, discours de la Fête de l’Humanité 2026, 12 septembre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Cotisations sans taux ni assiette, et sans dire si elles portent sur les dividendes perçus par les ménages ou sur les revenus financiers des entreprises : rien à chiffrer. Le 23 juillet 2026 (déclaration sur les franchises médicales), le candidat proposait une « contribution additionnelle sur les revenus financiers des entreprises », sans montant non plus.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % depuis la LFSS 2026 : 12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG portée à 10,6 % pour la plupart des valeurs mobilières). Il était de 30 % (12,8 + 17,2) de 2018 à 2025. L'option pour le barème reste ouverte. Produit 2025 : 5,3 Md€ d'IR sur revenus et plus-values mobilières ; 18,5 Md€ de CSG et CRDS sur les revenus du capital ; 14,4 Md€ d'autres contributions sociales.

Horizon. Année pleine, en euros 2025 ; à indexer pour 2032.

Limites. Les revenus du capital sont très sensibles à la fiscalité : les dividendes ont bondi après 2018. Le chiffrage statique surestime donc le gain d'une hausse ; les effets de comportement sont à donner à part. Le coût de 1,9 Md€ du PFU en 2019 (1,3 Md€ en 2018) est le chiffrage du Gouvernement, à comportement constant, rapporté par le Sénat (rapport général sur le PLF 2018) ; le même rapport cite des estimations d'économistes d'« une dizaine de milliards » en régime de croisière, non statiques et non comptées. Borne haute : l'Institut Montaigne (2022) chiffre le retour au barème de l'impôt sur le revenu à 2,1 à 2,3 Md€ « à assiette constante » (coût ex ante du PFU de 1,6 à 1,8 Md€, actualisé avec la croissance des revenus du capital de 2018 à 2022, en euros 2022), et à 1,5 Md€ avec les effets de comportement (non compté). Les calculs par point divisent le produit par le taux, sans microsimulation.

  1. pcf.fr, discours de la Fête de l’Humanité 2026, 12 septembre 2026. Propos de Fabien Roussel. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (pcf.fr, discours de la Fête de l’Humanité 2026).

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