Impôt sur le revenu et CSG, David Lisnard
Prélèvement forfaitaire sur le capital (flat tax) : PFU confirmé, revenus immobiliers au même régime, capital taxé à taux allégé
Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Taux unique appliqué aux dividendes, intérêts et plus-values mobilières, impôt et prélèvements sociaux compris : maintien, hausse ou retour au barème. Règle de sens : ↑ prélèvement plus lourd sur les revenus du capital.
« L’IR combinerait une taxation proportionnelle allégée des revenus du capital (y compris immobilier) […] Le « prélèvement forfaitaire unique » serait confirmé comme socle, dans une logique de flat-tax lisible et stable. La fiscalité des revenus du capital serait unifiée : revenus financiers et immobiliers soumis au même régime, supprimant les distorsions qui aggravent la crise du logement. »1
Propos de David Lisnard, Tribune « Changer de logiciel fiscal », Atlantico (reprise sur unenouvelleenergie.fr), 16 avril 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
* Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Taux non donné : la tribune confirme le prélèvement forfaitaire unique, dénonce son passage de 30 % à 31,4 % par la hausse de la CSG sur les revenus du capital sans dire s'il revient à 30 %, et soumet les revenus immobiliers, aujourd'hui imposés au barème, au même régime « allégé ». Le barème chiffre la part d'impôt sur le revenu du PFU et le retour au barème, pas l'extension du forfait aux revenus fonciers.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % depuis la LFSS 2026 : 12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG portée à 10,6 % pour la plupart des valeurs mobilières). Il était de 30 % (12,8 + 17,2) de 2018 à 2025. L'option pour le barème reste ouverte. Produit 2025 : 5,3 Md€ d'IR sur revenus et plus-values mobilières ; 18,5 Md€ de CSG et CRDS sur les revenus du capital ; 14,4 Md€ d'autres contributions sociales.
Horizon. Année pleine, en euros 2025 ; à indexer pour 2032.
Limites. Les revenus du capital sont très sensibles à la fiscalité : les dividendes ont bondi après 2018. Le chiffrage statique surestime donc le gain d'une hausse ; les effets de comportement sont à donner à part. Le coût de 1,9 Md€ du PFU en 2019 (1,3 Md€ en 2018) est le chiffrage du Gouvernement, à comportement constant, rapporté par le Sénat (rapport général sur le PLF 2018) ; le même rapport cite des estimations d'économistes d'« une dizaine de milliards » en régime de croisière, non statiques et non comptées. Borne haute : l'Institut Montaigne (2022) chiffre le retour au barème de l'impôt sur le revenu à 2,1 à 2,3 Md€ « à assiette constante » (coût ex ante du PFU de 1,6 à 1,8 Md€, actualisé avec la croissance des revenus du capital de 2018 à 2022, en euros 2022), et à 1,5 Md€ avec les effets de comportement (non compté). Les calculs par point divisent le produit par le taux, sans microsimulation.
- Sénat, rapport général n° 108 (2017-2018) sur le PLF 2018, tome II, examen de l'article 11 (prélèvement forfaitaire unique), 2017-11-23 : « Cela conduira à augmenter le coût de la réforme pour les finances publiques : en effet, le coût des réformes est toujours évalué par le Gouvernement à comportement constant. Le chiffre de 1,3 milliard d'euros en 2018 et de 1,9 milliard d'euros en 2019 ne prend donc pas en compte l'impact de l'optimisation fiscale. »
- Institut Montaigne, Présidentielle 2022, « Supprimer la flat tax et imposer les revenus du capital comme ceux du travail » (Jean-Luc Mélenchon), copie d'archive du 13 mai 2022, 2022-04 : « Gain entre 2,1 Md€ et 2,3 Md€ (à assiette constante) ; 1,5 Md€ en prenant en compte les effets de comportement sur le versement de revenus mobiliers. […] La mise en place du PFU en 2018 représente un coût de 1,8 Md€ pour l’État en rythme de croisière (1). »
- Fipeco, Les impôts sur le patrimoine des ménages, 2026 : « de 5,3 Md€ pour le prélèvement sur les revenus et plus-values mobilières au titre de l'impôt sur le revenu et de 14,4 Md€ pour les contributions sociales hors CSG et CRDS ... En 2026, le taux des contributions sociales passe à 18,6 %, et le taux global du PFU à 31,4 % »
- Fipeco, L'impôt sur le revenu et la CSG, 2026-06-01 : « Revenus du capital 18 [Md€ de CSG en 2025] »
- Tribune « Changer de logiciel fiscal », Atlantico (reprise sur unenouvelleenergie.fr), 16 avril 2026. Propos de David Lisnard. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Tribune « Changer de logiciel fiscal », Atlantico (reprise sur unenouvelleenergie.fr)).
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